
Vous et vos équipes avez conscience que mettre en place une stratégie numérique responsable pourrait être une véritable opportunité stratégique pour votre organisation, au-delà de l’optimisation et du bénéfice pour la planète. Cependant, votre gouvernance n’en est pas encore convaincue. Cet article peut vous apporter quelques éléments de réponse.
De nombreux aspects du numérique responsable ne sont pas toujours perçus comme prioritaires, de par la complexité d’exécution transverse ou l’intangibilité du numérique, qui reste encore majoritairement un géant invisible.
Mais ce postulat évolue avec l’essor de l’intelligence artificielle. La pollution et sur-consommation/utilisation jusqu’ici plutôt peu visible deviennent de plus en plus tangibles dans les organisations. Les thématiques de souveraineté numérique sont également de plus en plus considérées. Sujet qui est également englobé dans le numérique responsable.
Si vous êtes dans le cas de figure ci-dessus, avec une gouvernance encore frileuse, mais une DSI et une RSE en phase sur le sujet, voici quelques arguments pour vous aider à mieux faire comprendre la nécessité d’agir à la direction. Et parce que David contre Goliath, ce n’est pas facile tous les jours, voici quelques conseils qui pourront peut-être vous aider à débloquer le discours sceptique ou pessimiste en interne.
Avec l’essor de l’IA, il y a de plus en plus d’intérêt et de nécessité à concevoir des SI plus sécurisés et souverains. Le numérique responsable et l’IA responsable construisent des actions au cœur de ces démarches.
Intégrer une politique numérique responsable, c’est intégrer de l’éthique, de la durabilité, de la souveraineté et de la performance à son organisation.
Avec l’évolution de l’IA, l’IA Act qui se met en place, les dernières nouvelles en matière de licences et de token par exemple, les organisations ne vont pas avoir d’autres solutions que faire des choix alternatifs plus responsables, et de limiter leur consommation. Adopter une stratégie IA responsable est déjà devenu primordial. Et en plus d’être moins polluants, les projets IA seront également moins coûteux.
Le numérique responsable permet de réduire les coûts sur le parc informatique grâce à l’allongement de la durée de vie des équipements, le reconditionnement, etc… C’est généralement le pilier qui permet le plus d’économie et de retour sur investissement stratégique en premier lieu en matière de Numérique Responsable.
Pour cela, de nombreuses actions peuvent être mises en place, à commencer par un inventaire complet du parc informatique en y ajoutant des critères environnementaux et durables.
Avec un bon système de gestion des licences, de bonnes solutions en matière de logiciel, des regroupements d’actions, on peut améliorer considérablement la gestion du parc logiciel de l’organisation et en réduire les coûts, étant un budget de plus en plus conséquent en règle générale. Cela implique de commencer par une bonne cartographie logiciel du parc de l’organisation. Pour en savoir plus sur les sujets des cartographies, voici le lien vers l’article sur la cartographie des logiciels et parc informatique de Green My Work.
D’autant plus avec l’IA, une gouvernance des données plus souveraine, sous un meilleur contrôle de l’organisation est une démarche indispensable du numérique responsable, du moins selon Green My Work et certains intervenants du secteur également. C’est pourquoi cet argument est important dans la mise en avant de votre discours auprès de la gouvernance pour la mise en place d’une stratégie numérique responsable et IA responsable. Le numérique responsable, c’est une data plus accessible, mieux stockée et gérée plus facilement et de manière responsable.
Intégrer le numérique et l’IA responsable, c’est également faire de grands pas en matière d’innovation, d’éco-conception, IT for Green etc… C’est une étape et des briques supplémentaires dans la transformation digitale de votre organisation : le numérique et l’IA deviennent vraiment vos alliés en matière d’optimisation et de gestion.
=> Concevoir une stratégie numérique responsable, c’est intégrer la Transformation Digitale Durable dans votre organisation.
Le numérique responsable est aussi un sujet de conformité. Les écoles supérieures en informatique et communication par exemple, sont déjà dans l’obligation d’intégrer le numérique responsable à leur programme. De plus en plus de futurs collaborateurs y sont sensibilisés. Green My Work intervient en école supérieure, je peux confirmer que les étudiants sont très attentifs au sujet et aimeraient que leur entreprise intègre ce type de démarche. Intégrer le numérique & l’IA responsable, c’est aussi attirer des profils davantage compétents et conscients.
Il s’agit de l’étape à laquelle vous pouvez enfin parler de vos chiffres impactants au niveau environnemental et humain pour parler de l’impact externe.
Trouvez 1 graph sur la tension sur la pénurie de minerais d’ici 2050 par exemple, ou de composants électroniques actuels. “Lâchez-vous” sur les actualités data/souveraineté/IA angoissantes du moment, il y en a pléthore sur 2026. Parlez des maladies, violences, conflits générés par l’exploitation minière etc…
Bien comprendre et connaître la sensibilité de chaque membre de la gouvernance :
Appuyez vos propos avec des données auxquelles la gouvernance sera sensible, évitez donc le classique 4,4% d’émissions de gaz à effet de serre :
Faire un sondage en interne auprès des collaborateurs internes ou SI, pour obtenir un chiffre réel sur les personnes qui aimeraient voir une démarche en interne initiée par l’organisation. Chez Green My Work, on pense qu’évaluer la volonté des collaborateurs sur le sujet est un vrai game changer pour toucher votre cible. De plus, pour les collaborateurs, la RSE devient un sujet de plus en plus fondamental dans les baromètres.
Ça peut couler de source, mais c’est important et fondamental de le mentionner : le format.
Travaillez bien vos d’approches, supports et pitchs : Comment puis-je retranscrire mon discours pour qu’il ait le maximum d’impact auprès du board ? Quelle approche adopter ? Quel ton donner à la présentation ? Sur quels supports ? Cela dépend de votre organisation et de son image/fonctionnement en interne.
Un Pré-audit interne et externe : Il ne s’agit pas de faire appel à un cabinet et dépenser des milliers. Mais juste de poser des réflexions sur :
– Que faisons-nous déjà ?
– Que font les autres acteurs et concurrents sur le sujet ?
Allouer 2h/semaine ou quinzaine à une ressource interne pour collecter quelques premières données d’état des lieux.
Pour conclure, si la gouvernance est parfois réfractaire, c’est aussi qu’elle voit le sujet comme un investissement qui n’aura pas de retour tout de suite, et qui sera minime.
En parallèle du déblocage de ce frein, le mieux est de commencer par des petites actions internes ne prenant que peu de temps pour un collaborateur et pas de budget, car en numérique responsable, c’est possible.
Pour avoir quelques idées, n’hésitez pas à consulter mon article de blog sur les petites actions à mener en organisation.
Il n’est pas impossible de faire comprendre l’urgence de mettre en place une stratégie numérique responsable et IA responsable lorsque celle-ci est exprimée avec les bons arguments : le numérique et l’IA responsable sont des enjeux stratégiques d’aujourd’hui et de conformité demain.
La transformation digitale a déjà laissé place à la Transformation Digitale Durable pour les plus aguerris du secteur, votre organisation aussi, peut le faire à son échelle 🙂
À propos de l’auteur
Green My Work est un cabinet de conseil indépendant en stratégie Numérique Responsable, Green IT et IA frugale. En tant que consultant numérique responsable, j’accompagne notamment mes clients dans le pilotage de leur stratégie via des sessions de conseil, des audits numérique responsable et IA responsable, et l’accompagnement dans le processus de labélisation. Pour en savoir plus sur le cabinet, consultez la page des accompagnements.
Les articles de Green My Work sont rédigés sans l’aide de IA.
Contact direct :
helenageorge.pro@gmail.com
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Green My Work est un cabinet de consulting numérique responsable signataire de la Charte du Numérique Responsable. Je suis formée à l’IA frugale et au numérique responsable par l‘Institut du Numérique Responsable et le collectif Green IT.
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