Blog sur le numérique responsable & l'IA frugale
Bienvenue sur Green My Blog
Bienvenue sur le blog numérique responsable de Green My Work. Vous trouverez des informations sur le Green IT et l’IA responsable ainsi que des éléments clés pour concevoir ou améliorer votre stratégie sur ces sujets. Leviers NR, allongement de la durée de vie des équipements, politique d’achats, stratégie/roadmap, référentiels, et sujets connexes, retrouvez des ressources pour bien démarrer en numérique responsable et IA frugale.
Découvrez également des contenus en format court en dessous des articles de blog, pour mieux vous approprier les sujets et leviers connexes au numérique responsable.
Ressource à télécharger
PLAN DE SENSIBILISATION INTERNE
AU NUMÉRIQUE RESPONSABLE
Sensibiliser au Green IT en interne implique plusieurs actions à destination des équipes techniques comme l’ensemble des collaborateurs.
Le Numérique Responsable est un véritable changement culturel pour l’organisation qui le met en place.
Et embarquer les collaborateurs dans cette dynamique peut s’avérer complexe.
Pour aiguiller les organisations, Green My Work a conçu un guide d’accompagnement à la conception du plan de sensibilisation.
Téléchargez le plan de sensibilisation au Numérique Responsable de Green My Work en renseignant votre adresse email.
(Promis, vous ne recevrez aucun email intempestif après avoir téléchargé cette ressource, et vos données ni revendues, ni réutilisées à des fins commerciales.)
Contenus courts
Focus sur l'IT for Green
Le Numérique Responsable est composé de plusieurs domaines d’actions regroupés notamment sous 2 concepts clés : le Green IT et l’IT for Green.
Le GreenIT regroupe les actions de la DSI et des services RSE pour réduire l’empreinte carbone de leur SI via divers leviers d’actions.
L’IT for Green, quant à lui, peut être défini comme les actions complémentaires au Green IT en matière de conception de services numériques.
L’association GreenIT.fr le définit comme “une démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte économique, écologique et sociale d’un produit ou d’un service, grâce au numérique.” Il s’agit donc de développer des solutions et alternatives numériques en faveur de l’environnement pour les utilisateurs et consommateurs.
Voici quelques exemples d’actions IT for Green que les organisations peuvent mettre en place :
✅ Proposer un dark mode aux utilisateurs (de nombreuses organisations commencent par cette alternative)
✅ Proposer une alternative light mode / mode basse consommation activable facilement : moins d’images, de médias, etc… (Vous pouvez notamment consulter le site du @groupe SNCF qui a intégré un mode basse consommation pour la navigation par exemple)
✅ Afficher l’empreinte carbone des gestes utilisateurs sur votre produit. (@Green-Got propose un équivalent carbone des transactions bancaires sur leur application par exemple)
✅ Produire et envoyer un rapport carbone annuel de l’activité de l’utilisateur sur votre service.
Pour plus d’infos sur les sujets du Green IT et IT for Green, n’hésitez pas à me contacter pour discuter !
Numérique Responsable et pénurie de composants
Pénuries de composants : pourquoi est-il important d’agir ?
Un peu de contexte : Depuis plusieurs années, les pénuries de composants électroniques perturbent et paralysent certaines activités technologiques. La plus connue des consommateurs est souvent celle du Covid 19 par exemple. Mais avec l’IA et son essor, de plus en plus de composants sont nécessaires pour produire et mettent en péril les autres activités qui ont besoin de ces mêmes composants.
En 2025-2026, on constate notamment une pénurie sur les RAM, primordiales dans la conception de nos équipements électroniques. Alors quel est l’impact de ces pénuries de composants ?
👉 L’impact : Qui dit pénurie, dit hausse des prix pour se fournir. Résultat, les plus petits acteurs du marché, et les constructeurs spécialisés dans les smartphones, comme Xiaomi par exemple, voient leur marge considérablement réduite et vont devoir s’adapter au contexte pour se maintenir à flot.
Si Apple et Samsung par exemple, n’en pâtissent pas encore, les utilisateurs eux, commencent également à sentir la hausse des prix progressive. Les développeurs et gamers sont les plus touchés. Par exemple, extrait de Frandroid : “notre guide d’achat des meilleures barrettes de RAM, est passée de 119 euros le 17 octobre 2025 à 449 euros le 30 avril 2026 sur Amazon.”
👉 Le numérique responsable agit et trouve sa force au cœur de ce type de problématique. C’est notamment dans ce type de stratégie et de solutions qu’il peut être intéressant de faire appel à un conseiller externe spécialisé. Des actions autour du prolongement et reconditionnement du parc actuel de l’organisation mais aussi la réécriture des politiques d’achat sont nécessaires pour développer des solutions pérennes pour l’organisation.
✅ Quelques pistes de solutions à date :
- Investir dans des composants reconditionnés pour confectionner son propre parc
- Reconditionner son parc pour réutiliser des pièces et composants
- Prolonger la durée de vie de l’équipement
- Déployer une politique d’achat plus responsable et le plan stratégique de l’organisation (ils doivent prendre en compte les situations de pénuries)
- Augmenter le % de reconditionnement de l’organisation
- Contribuer au déploiement général de politiques et solutions de souveraineté numérique (intégrer des groupes d’échange sur ces sujets…)
Le sujet des composants, de conception de parc de matériel responsable et de reconditionnement est une grande thématique qui peut nécessiter de l’accompagnement en raison de sa pluralité de sujets et complexité. N’hésitez pas à consulter les accompagnements de Green My Work et autres confrères/consoeurs pour vous aider.
Focus sur l'éco-conception
Focus sur l’éco-conception :
Parfois confondue avec le numérique responsable en lui-même, l’éco-conception est en réalité l’un des principaux leviers d’action du numérique responsable, au même titre que l’allongement de la durée de vie des équipements ou de l’optimisation de la data et du stockage par exemple. Cependant, elle est plus complexe à mettre en place, répond à plusieurs centaines de bonnes pratiques et critères, et nécessite un cœur bien accroché au niveau technique quand on veut bien la mettre en place ! 🙂
L’éco-conception peut donc être au cœur de la démarche d’une organisation lorsque celle-ci repose sur de nombreux services numériques. Beaucoup d’organisations sont donc rapidement confrontées à l’éco-conception lorsqu’elles entament une démarche plus responsable sur leur Système d’Information.
Pour tenter de vulgariser et simplifier le concept et les principes de l’éco-conception, voici quelques éléments explicatifs :
L’éco-conception de services numériques repose sur le principe du “Less is more” / “Faire mieux avec moins”.
Il s’agit de repenser ses services numériques avec frugalité et sobriété (réduire la consommation énergétique et l’impact de vos services), tout en offrant une qualité de service supérieure à ses utilisateurs, grâce à une approche centrée sur une réponse encore plus immédiate à leurs besoins.
On peut regrouper les principes d’éco-conception sous 3 catégories principales :
- L’expérience utilisateur : au cœur de l’approche. Elle doit être fluide, intuitive pour l’utilisateur et générer le minimum de clic possible pour répondre au mieux au besoin de l’utilisateur…
- La technique : ce pilier constitue l’architecture, la clarté du code, la frugalité des fonctionnalités etc…
- Le contenu & design : celui-ci doit être minimaliste… Les assets doivent être intégrés de manière éco-responsable. (Images : la plus légère possible, au format adéquat, accessible…)
L’ensemble des pratiques d’éco-conception sont répertoriées dans des référentiels tels que le RGESN afin de mieux accompagner les organisations dans cette transformation.
Si l’éco-conception vous intéresse, vous pouvez par exemple suivre l’activité et le travail des Designers Ethiques et visiter leur site pour en apprendre plus sur le sujet 👉 https://designersethiques.org/fr
Focus sur la sobriété éditoriale
Lorsque l’on parle de numérique responsable, il y a une thématique transversale et connexe à cette démarche : la sobriété éditoriale.
Il n’est pas simple de résumer les principes de la sobriété éditoriale en un seul post, mais voici quelques éléments pour vous en faire comprendre les points clés.
La sobriété éditoriale, c’est adopter, sur tous ses canaux et supports, un contenu et un message qui soient :
✅ Clair,
✅ À valeur ajoutée,
✅ Éco-conçu,
✅ Sans superflu & authentique,
✅ Respectant le principe des 3U (Utile, Utilisé, utilisable/ré-utilisable).
→ C’est un contenu durable dans le temps, qui peut être réutilisé et adapté sous plusieurs formats.
En d’autres termes, c’est un travail de fond et de forme pour s’approprier autrement son identité, son ton, ses médias, ses canaux et sa fréquence de communication. L’objectif est de déployer une approche sobre et frugale, tout en maintenant son impact et sans en altérer l’identité de l’organisation. Elle s’intègre dans la stratégie globale de l’organisation, allant jusqu’à l’amélioration de vos parcours utilisateurs et navigation sur vos produits/services.
Voici quelques pratiques de sobriété éditoriale pour mieux l’appréhender :
– Concevoir du contenu durable et allonger sa durée de vie sur tous les médias
– Intégrer des KPI environnementaux à la politique éditoriale de l’organisation
– Adopter une politique de réduction du volume de communications sans réduire le sens
– Analyser son parcours utilisateur et ses médias de communication au regard du référentiel de sobriété éditoriale
– Identifier les messages à forte valeur, impact, et engagement sur lesquels vous devez capitaliser. ( = Améliorer son analyse)
– Adapter les contenus en termes de formats et d’usages / publier des formats en version light ( = Proposer des alternatives sobres et frugales aux utilisateurs)
– Concevoir des contenus accessibles et réutilisables
– Limiter les médias dynamiques : s’ils n’apportent pas de valeur, ne pas intégrer de média à des fins esthétiques, algorithmiques…
– Challenger son identité graphique au regard des normes responsables et de l’accessibilité numérique.
Si la sobriété éditoriale vous intéresse, vous pouvez par exemple suivre les contenus et l’actualité de Ferréole Lespinasse, notamment auteure du Guide de la Sobriété Editoriale et d’un très bon référentiel en la matière. Voici le lien vers son site pour y retrouver des infos et ressources complémentaires
Digital Clean Up Week
C’est le temps fort de l’année pour se concentrer sur la sensibilisation au numérique responsable. Bien conçu et bien animé, il peut-être un véritable moteur stratégique/pédagogique en organisation. Green My Work revient sur quelques éléments clés pour mieux capitaliser sur cet événement l’année prochaine :
⛔️ Premier point fondamental, balayer le cliché : la Digital Clean Up Week ne se cantonne pas à nettoyer sa boîte mail, et communiquer sur des Go supprimés sans contexte ni détail impactant pour votre audience.
Une Digital Clean Up week, c’est un événement global et transverse interne et externe, rythmé par plusieurs temps forts, comme par exemple :
✅ Recyclage et collecte : intégrer une action de collecte d’équipements obsolètes pour permettre aux collaborateurs de participer à des actions concrètes.
Pour cela, vous pouvez installer des boîtes de collecte (Box D3E) en vous rapprochant des prestataires locaux dans votre région, ou faire appel à des sociétés telles que Ecologic ou Recygo. N’oubliez pas d’intégrer des éléments de sensibilisation autour de votre box 😉
✅ Nettoyage des données : Il s’agit de trier, archiver ou supprimer toutes vos données, mais aussi challenger vos méthodes de collecte et de classement : documents et fichiers sources, communications, contenus médias etc… avec une attention particulière pour les brouillons, doublons et versions obsolètes.
✅ Organisation d’ateliers/webinaires pour sensibiliser au numérique responsable : Par exemple, des ateliers d’éco-conception pour les équipes techniques, réunions green it & it for green pour les fonctions managériales et techniques et des webinaires de bonnes pratiques pour les fonctions support.
✅ Communication sur les événements externes complémentaires : par exemple, mettre à disposition l’agenda des conférences organisées sur le numérique responsable, l’éco-conception, l’IA frugale… : De nombreux événements en ligne sont organisés par des associations et acteurs du green IT lors du Digital Clean Up Day, capitalisez sur ce contenu de qualité mis à disposition des organisations !
✅ Une communication claire et transparente en externe : Lorsque vous communiquez un chiffre clé tel qu’un volume de données, précisez le contexte, le volume de collaborateurs etc… afin d’apporter davantage de valeur à votre contenu.
IA responsable & utilisateurs
L’IA est devenue un sujet majeur et d’ampleur pour les organisations. Elle est de plus en plus utilisée et déployée dans les process. Mais connaissez-vous les bonnes pratiques utilisateur en matière de sobriété et d’IA ? Vos collaborateurs l’utilisent-elle correctement ?
Pour vous aider à sensibiliser vos collaborateurs, voici quelques pratiques à transmettre pour mieux utiliser l’IA au quotidien.
👉 Prendre conscience et mesurer son impact (vous pouvez utiliser compar:ia par exemple, qui permet de mesure l’impact de ses prompts)
👉 N’utiliser l’IA que s’il n’y a pas d’alternative ou lorsque le gain effectif est éprouvé
👉 Adapter le modèle IA en fonction du besoin et de la requête (n’utiliser les modèles puissants qu’en cas de requête complexe par exemple)
👉 Démarrer une nouvelle conversation pour chaque nouveau sujet ou nouvelle thématique
👉 Ne pas prompter en vocal (cela est beaucoup plus énergivore)
👉 Rédiger des prompts les plus précis et concis possibles et donner des exemples en cas de requête complexe
👉 Concevoir des prompts à étape plutôt que multiplier les demandes
👉 Indiquer le format de réponse souhaité pour éviter les réponses longues
👉 Privilégier les prompts générant des réponses en format texte brut ou tableaux simples (ex : tableaux en markdown ou CSV uniquement)
👉 Nettoyer régulièrement les comptes (conversations, projets inutiles, terminées, etc…) : le stockage de vos données aussi a un impact
Le Numérique Responsable
Commençons par le point de départ de toute démarche numérique responsable / Green IT : la prise de conscience.
Parce qu’il est souvent considéré comme intangible dans l’esprit de ses utilisateurs, le numérique n’est souvent pas le premier point de préoccupation des organisations dans la réduction de leur empreinte carbone.
Mais il est important de comprendre que le numérique est à la fois tangible et pollue de manière croissante avec l’évolution de nos usages. Cette prise de conscience est un élément clé pour permettre l’application des bonnes pratiques dans les organisations.
Voici quelques éléments pour vous rappeler à quel point le numérique est tangible.
👉 S’il était un pays, le numérique serait parmi les plus gros pollueurs du monde
👉 Une requête par IA génère 10 fois plus de CO2 qu’une requête par moteur de recherche
👉 Si l’on continue ainsi, on manquera de ressources naturelles pour produire d’ici 2050
👉 11% de la consommation électrique française est liée au numérique
👉 Si rien n’est fait, l’Ademe estime que l’empreinte carbone du numérique sera triplée d’ici 2050.
Pour en savoir plus sur la tangibilité du numérique et le numérique responsable, consultez la page Numérique Responsable du site.











